02.20.09

Forfaits fiscaux dans le canton de Vaud

Posted in bavardoir at 19.19 par didier

Le POP & Gauche en mouvement envisage le lancement d’une initiative cantonale pour l’abolition des forfaits fiscaux octroyés aux richissimes contribuables étrangers réfugiés fiscalement dans le canton de Vaud.

Le succès de l’initiative de la liste alternative zurichoise, couplé à l’engouement populaire autour des propositions de lancement évoquées dans les médias, invitent le POP & Gauche en mouvement à envisager le lancement prochain d’une initiative cantonale pour abolir cette pratique profondément injuste.

Le POP & Gauche en mouvement s’est toujours battu pour la suppression de ces privilèges et toutes les inégalités fiscales prônées par la droite de ce pays, portant le débat jusqu’à Obwald. Aujourd’hui, il est temps de mettre un terme à une inégalité indigne d’un Etat démocratique. Les citoyens doivent être égaux devant l’impôt et contribuer à celui-ci selon leur revenu et leur fortune. Il n’est pas admissible de laisser des gens payer des clopinettes alors que proportionnellement ils sont infiniment plus riches que la moyenne des citoyens !

Communiqué de presse du POP&GM, 20 février 2009

01.27.09

Grave menace sur nos retraites : un référendum pour défendre le second pilier

Posted in bavardoir at 21.47 par didier

Les chambres fédérales viennent d’approuver une modification de la LPP (loi sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité). Son effet va être très sensible pour tous les retraités qui touchent ou toucheront le second pilier. Pour rappel, cette retraite consiste en une rente proportionnelle aux cotisations versées pendant notre vie active. Le principe est que la somme à disposition lors de la mise à la retraite soit restituée petit à petit jusqu’au décès du bénéficiaire. Elle est calculée via un taux de conversion et c’est précisément ce taux qui va être abaissé par la loi. Conséquence directe : si nous ne réagissons pas, les rentes vont baisser de près de 10% d’ici quelques années.

Nombre de retraités n’ont que des revenus bien maigres, permettant difficilement de nouer les deux bouts. D’un autre côté, les primes d’assurances continuent de prendre l’ascenseur et les loyers ne cessent d’augmenter. Très rares sont les secteurs où les prix diminuent. Quelle qualité de vie voulons-nous offrir à nos ainés ? Quelle qualité de vie les actifs auront-ils au moment de toucher leur retraite ?

Même si l’actuel système des 3 piliers n’est pas idéal, nous devons le protéger en attendant d’en avoir un autre qui serait bien plus social encore. Le Parti Suisse du Travail a décidé de réagir et de lancer un référendum contre cette attaque frontale de notre système de retraite. L’AVIVO nous a rejoint dans ce combat. Il s’agit également d’une priorité de la stratégie politique du POP & Gauche en mouvement votée lors de notre dernier Congrès.

Votre soutien est plus que précieux ; il est totalement indispensable. Signez, faites signer et renvoyez-nous au plus vite ce référendum. Il en va de la défense de nos acquis sociaux que la droite n’a de cesse de mettre à mal !

Didier Divorne, président du POP&GM

article publié dans le journal Résistance de janvier 2009

shemale pictures hobos porn porn?
teen gays having sex shemales porn video black asian gangbang
girl using dildos anal sex gay first anal porn?
porn hard hobos, us shemale teenage girl masturbating

01.26.09

UBS : le scandale se poursuit

Posted in bavardoir at 21.35 par didier

Le POP & Gauche en mouvement a appris avec consternation que des bonus pour un total de 2 milliards de francs (3 avaient été proposés) seront distribués au personnel de l’UBS, malgré la débâcle et la perte de 20 milliards de francs pour 2008.

Alors qu’il y a peu, la droite néolibérale nous expliquait que l’intervention publique dans l’économie était illégitime et inefficace, voici l’Etat investit d’une nouvelle mission : payer les rémunérations de salariés du privé.

Sur les 6 milliards mis gracieusement à la disposition d’UBS par le Conseil fédéral, sans débat démocratique ni possibilité de référendum, un tiers servira donc à rémunérer celles et ceux qui précisément ont mené l’entreprise à deux doigts de la faillite. Par ailleurs, comment ces bonus seront-ils distribués au personnel ? Le POP & Gauche en mouvement craint qu’ils ne profitent qu’aux cadres supérieurs, les autres salariés devant se contenter des miettes.

L’arrogance, l’autisme et le cynisme des dirigeants de l’UBS dépassent l’entendement. Il y a quelques mois, ceux-ci expliquaient déjà dans un email interne que « UBS n’a jamais été dans une situation où un «sauvetage» par le gouvernement aurait été nécessaire » (Email de Peter Kurer et Marcel Rohner)

La situation de l’AI est aujourd’hui critique, faute de financement : nous voyons aujourd’hui clairement quelles sont les priorités du Conseil fédéral. Notons également que 2 milliards de francs représentent l’ensemble de l’aide suisse au développement, une somme par ailleurs largement insuffisante.

Dans la mesure où ceux-ci ne semblent pas indispensables à la remise à flot de l’UBS, le POP & Gauche en mouvement exige le remboursement sans conditions des 6 milliards d’argent public mis à disposition de la banque.

Au nom du POP & GM:
- Didier Divorne, président
- Julien Sansonnens, membre du Comité Directeur

Communiqué de presse envoyé aux médias romands le 26 janvier 2009

shemale cum homemade dildos Old and young
gay porn gay porn anal sex
absolute shemales olds gangbang gay
obos? gangbang gay teen creampie girl,

01.11.09

L’impôt n’est pas un mal nécessaire, mais un bien indispensable

Posted in bavardoir at 16.15 par didier

La date du 8 février 2009 est importante à plus d’un titre. Nous sommes en effet appelés à voter tant sur un sujet fédéral lié à l’Europe que sur un sujet cantonal lié aux impôts. Ce dernier est composé de deux volets : le premier vise à créer au niveau communal un « bouclier fiscal » qui profiterait aux 900 plus grandes fortunes privées du canton. Il est bien entendu totalement inacceptable. Le second, dont le contenu pourrait sembler bien alléchant si on n’y regardait pas de plus près, propose de réduire légèrement les impôts pour une partie des familles. Il est en fait principalement destiné à réduire les impôts pour les entreprises, ce que le Peuple vaudois a refusé en février 2008.

Devons-nous vraiment payer des impôts ? Imaginons pendant quelques instants que nous ne devions plus le faire. Nous aurions alors l’impression de pouvoir pleinement profiter de tous nos revenus. Avoir l’impression de ne plus devoir “sacrifier” quelques salaires aux impôts, comme c’est le cas actuellement.

Pourtant, la joie serait de très courte durée et le retour à la réalité pour le moins violent. Pour chaque enfant en formation, il nous faudrait payer entre 11′000.- et 15′000.- par an. Autre exemple : même si les transports publics sont à privilégier, nous n’avons pas tous le choix de notre mobilité. Les routes, indispensables à ces déplacements individuels et collectifs, seraient obligatoirement privatisées et un système de péage antisocial mis en place. Continuons cette petite liste d’exemples avec les frais hospitaliers, dont une grande partie est actuellement prise en charge par les cantons. Tout deviendrait dès lors à notre charge, chacun devant payer strictement la même somme pour la même prestation médicale. Résultat inévitable de l’abandon des impôts: les classes défavorisées et moyennes seraient les dindons de la farce et n’auraient que difficilement, voire plus du tout accès à la formation, à la santé et à toutes les autres prestations actuellement mises en place par l’Etat. Par contre, les plus riches verraient une amélioration de leur situation, puisque ces coûts seraient pour eux bien moins élevés que les impôts dont ils doivent actuellement s’acquitter.

Il est également important de rappeler que les impôts servent à juguler les tendances spéculatives les plus diverses. L’exemple qu’est l’impôt lors de la revente d’un bien immobilier lorsqu’il est utilisé comme levier spéculatif est très pertinent. Il devrait servir de modèle pour la mise en place de véritables impôts dans d’autres domaines. Par exemple sur les gains boursiers et sur les dividendes obtenus sur les gains des sociétés.

La droite sait parfaitement dans quelle direction elle va en demandant systématiquement des baisses d’impôts. Il ne faut se faire strictement aucune illusion là-dessus. Il s’agit non seulement de démanteler petit à petit les prestations mise à disposition par l’Etat, mais également de privatiser les secteurs qui sont bénéficiaires. Un double levier qui, lorsqu’il est mis en place, impose de diminuer les prestations. Puisqu’on a moins d’argent dans les caisses, on laisse choir ceux qui en ont réellement besoin.

Certes, l’utilisation faite de nos impôts pourrait, dans quelques cas isolés, être optimisée. Quoi qu’il en soit, le POP & Gauche en mouvement soutient que chaque franc mis à disposition de la Confédération, des cantons ou des communes par le biais de l’impôt est bien plus rentable que s’il était remis à des privés chargés de la gestion des biens publics. Il sert au plus grand nombre et est un facteur d’unification de la société, permettant à tous l’accès à des biens fondamentaux.

Il est plus que temps de réhabiliter et de remettre à sa juste place l’impôt. De dire haut et fort que l’impôt n’est pas un mal nécessaire, mais un bien indispensable. Lui seul est en mesure d’éviter une société à deux vitesses dans laquelle les riches se porteraient bien mieux qu’aujourd’hui. D’éviter que les classes défavorisées et moyennes ne trinquent en devant renoncer à des prestations indispensables et prioritaires.

Vous l’avez bien compris : aucun doute n’est plus permis. C’est un double NON ferme et sans appel que nous devons glisser dans l’urne ce 8 février. Ce n’est qu’en soutenant l’impôt et en donnant les moyens à l’Etat les moyens de ses obligations que nous pourrons continuer à vivre toutes et tous dans une société qui tient vraiment compte des capacités financières de tout un chacun.

Didier Divorne
président du POP & GM

article paru dans le journal “Résistance” de janvier 2009

black ass gangbangs anal porn bisexual mmf gangbang

07.07.08

Lorsque la majorité devient totalitaire

Posted in bavardoir, politique at 17.31 par didier

Tout bon cuisinier sait que le succès d’un plat ou d’un menu est une question d’équilibre et d’harmonie entre les différents ingrédients qui les composent. Il n’en va pas de même en politique, et c’est une évidence qui n’échappe à personne.

L’extrait du communiqué de presse reçu aujourd’hui est à ce titre très révélateur. La majorité politique du Grand Conseil vaudois est de droite. Ainsi en a décidé le peuple vaudois. Et le peuple a toujours raison. Là où la politique, ou tout du moins son fonctionnement, montre largement ses limites, c’est lorsque ce doux mélange de différents courants de pensées devient binaire. Un ou zéro. Blanc ou noir. Pôle Nord ou Pôle Sud. Aucune dimension, même pas la première. Présence ou absence. Pas de dosage qui tiendrait, un tant soit peu ou proportionnellement, compte des forces en présence.

Ce petit billet pour, finalement, se poser une des questions existentielles non seulement pour le bon fonctionnement de nos institutions, mais également pour ne pas mettre sur la touche une petite moitié des électrices et des électeurs. La question qui est de chercher si une autre solution de fonctionnement serait possible et, si oui, sous quelle forme et avec quelles promesses d’avenir.

Il va de soi que cette réflexion doit se faire quelle que soit la majorité. De droite comme maintenant, ou de gauche si un jour ça arrive…

***************************************************
La commission du Grand Conseil s’est réunie le 3 juillet 2008 sous la présidence du député Olivier Feller. Voici les conclusions de ses délibérations :

1) Motion du groupe socialiste « impôt d’après la dépense : commençons par harmoniser ». L’impôt d’après la dépense concerne un certain nombre de contribuables étrangers ayant élu domicile en Suisse sans y exercer d’activité lucrative. La motion demande au Conseil d’Etat d’initier l’élaboration d’un concordat intercantonal visant à harmoniser les taux et les modalités d’application de cet impôt entre les cantons. La commission a refusé cette motion, par 9 voix contre 8.

2) Initiative du groupe socialiste demandant au Conseil d’Etat d’intervenir auprès de l’Assemblée fédérale pour harmoniser, dans une loi fédérale, les taux et les modalités d’application de l’impôt d’après la dépense. La commission a refusé cette proposition, par 9 voix contre 8.

3) Motion du groupe socialiste « rabais d’impôt, une mesure ciblée pour le pouvoir d’achat des familles » visant à instaurer un rabais d’impôt généralisé de 500 francs par enfant à charge. La commission a refusé cette motion, par 9 voix contre 8.

4) Postulat de la députée Fabienne Freymond Cantone (ndlr: socialiste) visant à revoir et corriger des anomalies du
système fiscal vaudois, soit particulièrement la « progressivité excessive » du taux d’impôt pour les bas revenus et à faire respecter l’égalité de traitement entre les personnes mariées et les concubins qui ont des bas revenus. La commission a refusé ce postulat, par 9 voix contre 8.

5) Motion Patrick de Preux (ndlr: libéral) demandant l’exonération du droit de mutation en cas de transfert d’un immeuble lors d’un divorce d’une part, en cas de transfert d’un bien entre héritiers lors d’un partage successoral d’autre part. La motion a été reprise par la commission sous la forme moins contraignante du postulat, en sorte que le Conseil d’Etat examine et établisse un rapport sur cette
proposition. La commission a accepté le premier volet du postulat par 10 voix contre 3 et 4 abstentions, le second par 10 voix contre 7.

04.24.08

sacré Rudolf, toujours le mot pour rire !

Posted in politique at 20.19 par didier

Dans la catégorie “diviser pour mieux régner”, Economiesuisse vient de faire assez fort. Dans son communiqué de presse de hier, on peut y lire que

“Rudolf Minsch, chef économiste d’economiesuisse, souhaite une orientation plus marquée vers les résultats. […] L’introduction de taxes d’études variables en fonction des résultats, au niveau du master, permettrait de récompenser les meilleurs étudiants. Parallèlement, instaurer un financement des hautes écoles axé sur les résultats assurerait une utilisation plus économique et plus ciblée des deniers publics. Ce mode de financement serait très incitatif, du fait qu’il récompenserait la qualité des étudiants et leurs performances.”

La situation actuelle serait donc péjorée pour celles et ceux qui arriveraient très bien à finir leurs études, mais qui n’ont pas la brillance de mon crâne de chauve lorsque je passe le papier de verre ultra-fin après m’être “rond-upé” mes quelques rares cheveux. On continuerait à creuser des écarts de chance entre les étudiantEs. L’accès aux études n’est déjà pas facile pour certains étudiantEs, obligeant rarement un (mais très souvent une) conjointE à travailler davantage ou plus longtemps pour permettre à sa fille ou à son fils de continuer ses études.

Si je peux soutenir, pourquoi pas, le fait de récompenser les élèves les plus brillants par un prix tel que c’est déjà le cas, je suis par contre pour une modification fondamentale de la participation au financement. Ces hautes écoles publiques doivent offrir impérativement un accès gratuit à toutes celles et ceux qui souhaitent y suivre un enseignement. C’est un espace de gratuité indispensable, permettant une véritable équité des chances et ne péjorant ni la vie du reste de la famille, ni l’étudiantE qui devrait bosser à côté pour pouvoir assurer sa survie financière.

Et je ne vais pas conclure sans penser à une autre revendication, qui serait l’instauration d’un revenu minimal pour les étudiantEs. Mais je crois avoir - pour ce soir - déjà bien assez perturbé les agiles neurones des ardents défenseurs de Rudolf sans remettre une compresse supplémentaire ;-)

10.05.07

Un salaire minimal de 3′500.- est-il vraiment nécessaire?

Posted in bavardoir at 11.25 par didier

Comme vous le savez toutes et tous, après avoir lu attentivement notre programme “A Gauche toute!” pour ces élections fédérales, nous militons activement pour les travailleuses et les travailleurs. Une des revendications qui est prioritaire est la mise en place d’un salaire minal de 3′500.- net par mois. Avec une année qui compte 13 mois et pas 12.

Certains peuvent, très légitimement, se poser la question du bien fondé d’une telle demande. Légitimement car on ne se rend pas forcément compte de la répartition des revenus au sein de la population. Les données publiées aujourd’hui au sujet de la population lausannoise sont cependant très révélateurs et le tableau suivant est une synthèse qui est très parlante:

résumé Lausanne 2004 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que voit-on ci-dessus ? Simplement que 40% des contribuables (soit près de 27′000 contribuables) de la Ville de Lausanne gagnent moins que les 3′500 CHF nets par mois que nous exigeons. Et n’ont que 12.1% du total des revenus. Alors que les 10% qui gagnent le plus (soit 4 fois moins de contribuables) accumulent près d’un tiers du total.

A ce stade, il ne vous reste plus qu’une chose à faire: vous imaginer avec moins de 3′500.- par mois pour vivre. En étant souvent seul, mais également parfois avec un-e conjoint-e et des enfants.

3′500.- pour payer votre loyer. Vos assurances maladies. Pour vous nourrir et vous vêtir. Parfois pour financer une voiture parce qu’on a pas toujours le choix de sa mobilité pour aller bosser. Pour payer des impôts qui sont certes nécessaires au bien de tous, mais les payer proportionellement à ce qui reste à la fin du mois bien plus cher que celles et ceux qui gagnent beaucoup.

On se retrouve donc à la fin du mois avec rien, ou même moins que rien pour les personnes qui ont des charges plus élevées que leurs entrées financières. Rien pour les loisirs, rien pour les vacances, rien pour la santé car on n’ose même plus aller chez le toubib de peur de devoir taper dans sa franchise. Rigolez pas, j’en connais qui ne peuvent plus se permettre de payer leur franchise.

Alors, cette idée de salaire minimal ? C’est toujours une idée loufoque ou ça vaudrait quand même, tout compte fait, une bonne discussion ?

10.04.07

De l’utilité des Conventions Collectives de Travail

Posted in bavardoir at 12.17 par didier

Il y en a toujours qui se demandent à quoi peuvent bien servir des conventions collectives de travail. Est-ce réellement utile ? Est-ce bien nécessaire ? Et puis, finalement, ça ne me concerne pas, puisque ce sont les syndicats qui négocient ça. C’est bien ça, non ?

Replantons le décor afin que nous parlions tous de la même chose. La convention nationale collective de travail (CN) pour la branche de la construction a été résiliée par la Société suisse des entrepreneurs (SSE) pour le 1er octobre 2007. Les 15′000 à 17′000 manifestants présents à Zürich le samedi 22 septembre craignaient pour leur part une sous-enchère salariale. Mais qui donc leur avait donné une boule de cristal si performante ? Personne, bien entendu, puisque c’était une évidence, une route toute tracée.

La première semonce vient d’être tirée en suisse-allemande. En effet, le Canton de Zürich vient de mettre en pratique un barème salarial inacceptable. Le salaire convenu pour déterminer s’il y avait ou non sous-enchère salariale pour un(e) employé(e) non qualifié(e) de moins de 30 ans était jusqu’alors de 4161 CHF. Depuis maintenant, ce canton l’a fixé à 3′745 CHF, soit pilepoil 10% de moins. Rien que ça !

Il s’agit dès lors d’un signe fort sous plusieurs aspects. Le premier est de dire aux entreprises du coin qu’elles peuvent pratiquer du dumping salarial avec la bénédiction du canton de Zürich. Le second s’adresse aux autres cantons qui vont pour certains emboîter le pas aux zurichois. Le troisième signe devrait être très vite compris par les travailleuses et les travailleurs de toutes les branches. La démonstration est maintenant faite qu’une CCT a une importance primordiale pour la conservation des acquis et que tout doit toujours être mis en oeuvre pour non seulement les conserver, mais également pour les améliorer si c’est nécessaire. Le dernier signe est évident: c’est une belle provocation pour qu’une nouvelle manifestation ait lieu ou pour que les ouvriers du bâtiment se mettent en grève. Et lorsque l’on sait qu’à l’occasion d’un scrutin interne, 30′598 travailleurs de la construction (soit plus de 84%) se sont déclarés favorables à la grève pour défendre leur convention collective, la question n’est plus de savoir si grève il y aura ou non, mais plus simplement quand est-ce qu’elle aura lieu.

Pour ma part, je soutiendrai par ma présence une manifestation ou une grève des travailleurs du bâtiment. Pour eux, bien sûr. Mais pas seulement. Parce qu’en participant massivement à une telle manifestation ou en soutenant un mouvement de grève, c’est un signe fort non seulement pour les patrons de la branche concernée, mais également en direction des autres branches de l’économie qui pensent également à dénoncer d’autres Conventions nationales ou CCT. Et qui comprendront très rapidement que ce n’est pas, mais alors vraiment pas une bonne idée…

10.02.07

Un trou de plus à faire dans la ceinture

Posted in bavardoir at 6.44 par didier

Ainsi donc, notre très cher Parlement Fédéral a décidé hier d’alléger les impôts. De diverses façons. Mais dont une reste assez symptomatique: celui sur les sociétés. Oh, pas grand chose, finalement, dira la droite. L’idée est d’abaisser le prélèvement sur le bénéfice des sociétés de 8,5 à 5%. Je ne sais même pas si ça vaut la peine d’en parler…

La conséquence de cette baisse sera une réduction des entrées de 3.7 milliards de francs. 3′700 millions. C’est vrai que nos sociétés ont bien de la peine à tourner et que nos actionnaires ne touchent pas assez de dividendes. D’un autre côté, c’est également certain qu’on n’a que faire de ces 3.7 milliards de trop dans le budget de la Confédération. Aucun besoin du côté des assurances sociales à assainir, aucun besoin du côté d’une redistribution confédération -> cantons, aucun besoin pour les transports publics.

Pour faire court, le signal est très clair. On vient de nous tendre, à la gauche, la pince pour faire un trou de plus dans notre ceinture qui sera trop grande pour nos citoyen-ne-s. Il faudra à coup sûr à nouveau couper dans le social, dans les transports, dans l’éducation et dans d’autres domaines vitaux. Et on continuera dès lors à creuser l’écart entre les plus riches et les plus pauvres. Qui ne gagnent même pas de quoi vivre, mais à qui les mêmes décideurs refusent une exonération des impôts.

Il y a des jours où je me dis que je ne pas seulement très bien à la gauche de la gauche, mais également qu’il y a des combats que j’adorerais pouvoir mener à Berne !

09.29.07

Le syndicalisme s’essoufle-t-il ?

Posted in bavardoir at 18.04 par didier

Ce samedi 29 septembre 2007 fut une belle journée de début d’automne. Invités par le syndicat SEV dans lequel je suis membre depuis mes 18 ans, ma famille et moi sommes allés faire la fête à Chamby. Ce n’était pas n’importe quelle fête puisque l’on fêtait les 100 de notre section lausannoise.

Cette journée a été une réussite. Merci à toi, Cher Jean-Bernard, et à toute ton équipe pour ce très bon moment de partage, d’amitié et de détente.

Cette section du SEV (nom de code “VPV”) comporte près de 370 membres. Nous étions “seulement” 84 à Chamby. Et si on enlève les invité-e-s et leurs conjoint-e-s, puis qu’on enlève les familles qui accompagnaient certains membres, nous n’étions probablement que 15 ou 20 membres actifs et quelques retraité-e-s. Je crois dès lors pouvoir enlever les guillemets que j’ai mis il y a quelques secondes autour du “seulement”, non ?

C’est finalement ce constat qui me pousse à publier ce billet. Une de fois de plus, et ça a été relevé par un des orateurs, on constate que l’immense majorité des syndiqué-e-s considère qu’il suffit de payer sa coti mensuelle pour penser que tout va tourner rond. Cette très faible participation des membres contraste fortement avec une Fête du 100ème aurait dû être un moment fort pour tous, avec une présence massive. Une occasion en or pour que toutes et tous se souviennent que l’on ne doit pas seulement se battre pour ce qui est bon pour nous, mais également et avant tout pour ce qui est juste pour tous. Pour maintenir les acquis sociaux gagnés parfois de haute lutte. Pour maintenir notre pouvoir d’achat. Pour se rendre compte que nous ne sommes pas des membres du SEV chacun pour soi, mais tous ensemble. Que nous sommes une grande famille qui doit être soudée et qui doit bien se comprendre pour pouvoir mener les luttes qui s’annoncent à l’horizon. Et cette Fête était l’occasion de resserrer les liens et de souder les membres entre eux.

Aujourd’hui plus que jamais, soyons à l’écoute des dirigeants de notre syndicat. Soyons réactifs par notre présence dans toutes les manifestations organisées et serrons-nous les coudes. Le patronat, d’une façon générale, n’a de cesse de nous endormir en nous faisant croire que certaines réorganisations ou adaptations sont indispensables. Puis tente de nous diviser en scindant la CCT en de multiples CCT. A nous de leur prouver, non par nos paroles mais par nos actes, que nous sommes des partenaires incontournables et que toute modification de nos conditions de travail ou salariales ne peuvent se faire sans notre accord.

La lutte continue, menons la ensemble et pas chacun pour soi !

« Previous entries · Project-Id-Version: WordPress 2.0 Report-Msgid-Bugs-To: FULL NAME POT-Creation-Date: 2004-12-21 02:45:29.728614 PO-Revision-Date: 2006-11-25 18:49+0100 Last-Translator: Xavier Borderie Language-Team: French (France) MIME-Version: 1.0 Content-Type: text/plain; charset=UTF-8 Content-Transfer-Encoding: 8bit X-Rosetta-Version: 0.1 Plural-Forms: nplurals=2; plural=n > 1 X-Poedit-Language: French X-Poedit-Country: FRANCE X-Poedit-SourceCharset: utf-8 Project-Id-Version: WordPress 2.0 Report-Msgid-Bugs-To: FULL NAME POT-Creation-Date: 2004-12-21 02:45:29.728614 PO-Revision-Date: 2006-11-25 18:49+0100 Last-Translator: Xavier Borderie Language-Team: French (France) MIME-Version: 1.0 Content-Type: text/plain; charset=UTF-8 Content-Transfer-Encoding: 8bit X-Rosetta-Version: 0.1 Plural-Forms: nplurals=2; plural=n > 1 X-Poedit-Language: French X-Poedit-Country: FRANCE X-Poedit-SourceCharset: utf-8